• Les titres de films au cinéma, une question épineuse pour le marketing culturel

    25 février 2011

    titres-de-filmsSi au Québec, la règle de traduction automatique des titres de films étrangers en français est simple, le cas est différent en France. Un film étranger peut en effet conserver son titre en version originale, de même qu’un réalisateur francophone a le droit de commercialiser son film avec un titre en anglais. Traduire ou ne pas traduire, telle est la question débattue par les professionnels du marketing culturel.

    Selon Hervé Demoulin, Directeur commercial chez Pathé, la société de production privilégie les titres en version originale lorsqu’ils sont «simples et compréhensibles». Une manière de mieux «coller au film», même si un titre original n’est pas toujours facile à retenir ni à prononcer : pour The Ghost Writer, le dernier film de Polanski, les traductions en français comme «L’écrivain fantôme» n’ont pas été concluantes. La société Metropolitan, spécialisée dans la distribution des films américains vise quant à elle l’effet percutant d’un titre et n’a donc aucun scrupule à garder sa version anglaise si elle «sonne mieux», si elle est compréhensible par tous et si elle est évocatrice aux yeux de tous. Pour Philippe Meyer, journaliste sur France Inter et France Culture, ce procédé de marketing culturel est «une mode ridicule pour montrer qu’on est dans le coup». Le réalisateur Luc Béraud y voit même «une des formes de la domination politique des Etats-Unis».

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