Terry Pratchett est un auteur de fantasy mondialement (voir galactiquement) connu. Créateur d’un univers à part entière, le disque monde, il est le Balzac du fantastique. Dans sa comédie presque humaine, nous croisons magiciens maladroits, sorcières sympathiques, agents du guet en mal de reconnaissance, Mort pris* dans les affres du doute, peuples divers (nains, vampires, trolls…) en voie d’intégration dans la célèbre cité d’Ankh-Morpork. Dans les Annales du disque monde, Terry Pratchett dresse des analyses toujours fines et intelligentes de la société et n’hésite pas à parler du racisme, de la guerre, du sexisme, de religion…
Sans pontifier, Terry Pratchett parvient toujours à un subtil mélange d’absurde, de satire et de science-fiction, le tout lié par son incroyable sens de l’humour. Il faut d’ailleurs saluer le travail admirable du traducteur, Patrick Couton !
Dans le dernier tome, Jeu de nains, Terry Pratchett s’attaque aux conflits interethniques. Trolls et nains s’affrontent jusque dans la cité d’Ankh-Morpork, agités par les imprécations de nains “fondementistes”. Les haines anciennes sont ravivées, alors que trolls et nains ne savent plus très bien comment tout cela a commencé. Le commissaire Vimaire enquête : il a pu empêcher une guerre, alors ce jeune père vieillissant est tout désigné pour cette mission.
A lire sans tarder !
Jeu de nains, éditions Atalante
* oui, la mort est un homme, on ne va pas le répéter à chaque fois quand même !