Un peu dubitative, je sors l’Elegance du Herisson de Muriel Barbery de son tiroir, il y reposait depuis des mois…
Je venais de lâcher le deuxième tome de Millenium, j’avais envie de changement, envie de me plonger dans autre chose qu’un polar…bref, l’Elégance du hérisson s’est imposé comme une évidence. Dès les premières pages, me voici séduite, envoutée, impossible de m’arrêter…il est tard je le sais mais je ne peux pas…les pages se tournent tellement vite que je me prends presque à rêver que je vais pouvoir le terminer dans la soirée.
L’Elegance du hérisson vous aspire vers l’univers de la rue Grenelle. Une concierge, un immeuble, un petit univers bien tranquille installé depuis très longtemps.
Cependant, la concierge de l’Elegance du hérisson cache un grand secret : elle n’est pas celle que l’on croit. En effet, sous des apparences de vacuité intellectuelle et de cuisine nauséabonde…tout n’est que délicatesse. Renée adore lire, regarde en se délectant les films de Ozu et passe son temps à faire semblant d’être quelqu’un d’autre afin de ne pas contrarier les apparences et les a priori des propriétaires fortunés de l’immeuble au sein duquel elle officie.
Mais l’Elegance du hérisson se sont aussi les cahiers rédigés par une petite fille surdouée de 12 ans, qui vit dans ce même immeuble de la rue Grenelle. On se laisse absorber dans ses pensées si proches de la vérité du monde, on rit aux larmes de ses constats tellement vrais sur la vie et les adultes…
Bref, on sort de l’Elegance du hérisson comme on s’éveille d’un doux rêve, avec peut-être un regard un peu différent sur sa concierge et les vanités de ce monde.