Couverture rayée pour se cacher dans la jungle médiatique… Le Tigre chasse pour nous.
Rare et précieux, une sortie tous les deux mois c’est trop peu.
Conscience…
Pourquoi conscience ?
Le Tigre réveille en nous non pas nos bas instincts, mais plutôt une acuité perdue dans la banalité du quotidien.
Conscience graphique, car l’objet, en termes de typographie et de mise en page est très agréable à compulser. (Amusez-vous à chercher le nombre d’éléments par pages, annotations, graphismes…)
Conscience poétique, conscience ironique, conscience irrévérencieuse.
Conscience politique, appréhension du monde, Le Tigre rôde partout, dans nos villes, à la lisière de notre jungle urbaine…
Le Tigre déchire ses proies consciencieusement, avec assurance. Les pages de publicité à la “papa” sont très efficaces. On se rapproche parfois d’Hara kiri en moins trash (bien que).
Magazine iconoclaste Le Tigre est touche à tout. Pour prendre une bouffée d’air dans le monde des revues, ce magazine ouvre une voie alternative aux journaux.
Le Tigre est un homme, (Non ce n’est pas Clémenceau), enfin je crois. Pas de banalité sur la mode ou la cuisine, ou alors au 24ème degré. Je n’ai pas vu souvent des minettes dans mon entourage le compulser (ça n’engage que moi Mesdames ^^).
Le Tigre est élitiste. Oui clair, mais pas plus qu’une revue d’archi ou je ne sais quoi.
Le Tigre ne se prend pas au sérieux, évidemment avec des pages proches de l’Almanach Vermot. Il y a un petit côté début de siècle assez prégnant, parfumant l’ensemble d’un aspect suranné certain (le musc du tigre ?), bien que le traitement de l’actualité soit au cordeau.
La société dans toute sa splendeur, revue et décortiquée par notre prédateur du moment.
Non je ne parlerai pas du buzz sur l’enquête FaceBook (déc 2008)
Et pourquoi pas ?
Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit quand je le compulse (et ce, depuis deux années).
Pourquoi pas?