• La Société du Spectacle (1967) - Guy Debord

    28 janvier 2009

    societe-spectacleÉcrivain et cinéaste, Guy Debord dans cet ouvrage analyse la société spectaculaire et notre rapport à celle-ci. Les références de celui-ci sont nombreuses, Marx, Hegel, Lukacs… Et c’est en s’inspirant des visions communes à ces penseurs que la Société du Spectacle s’inscrit dans la droite lignée de leurs écrits.

    L’ouvrage en lui même est composé de thèses (221 pour être précis) décrivant, analysant, nommant les éléments de cette société. Comme il l’a dit plusieurs fois : “Il faut lire ce livre en considérant qu’il a été sciemment écrit dans l’intention de nuire à la société spectaculaire”. On pourra le considérer parfois moralisateur, néanmoins l’analyse proposée nous montre un système autoréférent, dont toute la mécanique, contradictoire et paradoxale s’alimente constamment. La critique est radicale, concise et relativement simple à aborder.

    Si l’on s’intéresse au Situationnisme, ou tout simplement si l’on veut appréhender les mécanismes de notre société marchande, cet ouvrage offre une matière exceptionnelle. Composé de neuf chapitres, il aborde les notions de spectacle et marchandise sous bon nombre de leurs formes, aussi bien dans le temps, l’histoire, comme apparence etc.

    Peut être que, quelque part, cet ouvrage ne devrait pas être “bloggé” ou “vendu” ? Ultime paradoxe du principe de ce genre d’ouvrage…

    Néanmoins on peut le trouver sous: http://www.scribd.com/doc/41580/la-societe-du-spectacle-Guy-Debord
    en licence creativecommons.

    Explication de creative commons…
    http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/

 

2 commentaires pour “La Société du Spectacle (1967) - Guy Debord”

  1. rha, ça fait 107 ans que je veux le lire. Il y a trop de choses à découvrir !

  2. A priori on en est tous la… ^^
    Sinon en allant sur Scribd, tu peux les consulter, bien sûr ce n’est pas aussi agréable que de lire un ouvrage que l’on possède, mais c’est une alternative crédible. (J’aime bien la thèse 59 et la notion d’insatisfaction qui est évoquée)
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