Après “Un Chapeau dans le ciel”, nous retrouvons la jeune sorcière Tiphaine Patraque dans le dernier volume des Annales du Disque-monde : L’Hiverrier.
Dans L’Hiverrier, ce n’est pas moins que l’esprit de l’hiver qui tombe sous le charme de Tiphaine. Celle-ci devra alors prendre ses responsabilités, tout en découvrant la complexité des sentiments amoureux. Sans cela, il n’y aura plus jamais de printemps et toute vie s’éteindra. Tiphaine sera encore aidée par les Nac mac Feegle, les ch’tits hommes libres, sorte de gnomes écossais intenables.
Toujours traduit de main de maître par Patrick Couton, le plaisir est encore au rendez-vous. Et quand on sait à quel point la fantasy souffre trop souvent de traductions approximatives, je ne peux que rendre grâce àPatrick Couton pour le génie de son style.
En espérant vous donner en envie, voici deux citations de L’Hiverrier :
” C’était de la magie de mage, prétentieuse et dangereuse. Plutôt que le cimetière, les sorcière préféraient la morgue d’un regard. Ça ne rimait à rien de tuer un adversaire. Comment saurait-il qu’on avait gagné ? ”
” Ne pleure pas, fit mademoiselle Trahison. Vivre aussi longtemps, c’est moins merveilleux qu’il n’y paraît. Je veux dire, on a la même quantité de jeunesse que tout le monde, mais beaucoup de rabe de grande vieillesse, de surdité, d’os qui craquent. “
L’Hiverrier, Terry Pratchett, 2009