• Gloomy Grim : Under the Spell of the Unlight

    30 janvier 2009

    gloomy-green1. April - Within The Woods

    2. May - Why Are They Screaming At Nights?

    3. June - Akerspoke

    4. July - Cold Fingers

    5. August - So I Slept & Slept

    6. September - Invoking The Flames (Burn, Burn, Burn)

    7. October - Cellar Dweller

    8. November - And The Bird Came In

    9. December - The Bells Toll My Name

    10. January - Dying Breed

    11. February - Astral Planes I Have Travelled Through

    12. March - The Call

    Sorti en mai 2008, cet album pourrait être considéré comme ma cerise sur le gâteau métal de cette année. Gloomy Grim est un groupe finlandais, relativement peu connu, avec un succès qui reste dans le domaine du confidentiel. Agathon le leader est chef incontesté (incontestable?) de ce groupe. Officiant au chant et claviers, il est accompagné par “Lord” et “Morgoth” aux guitares, “Suntio” à la batterie” et “Nuklear Tormentor” à la basse.

    Ce qui est intéressant avec Gloomy Grim, c’est que ce groupe n’est pas médiatisé, en gros personne n’en parle, sauf les fans. Vous connaissez les serial killer qui errent dans les bois de Finlande ? Non ? Bah moi non plus. En tout cas, ce qui émane de cette galette pourrait rappeler un peu ce genre d’ambiance. Morbide vous dîtes ? Oui carrément.

    En fait, Gloomy Grim c’est du Horror Metal, disons que l’ambiance globale tire sur le film de genre, et justement tout l’attrait de ce groupe c’est la gestion de l’ambiance. Disons qu’en écoutant cet album, on est toujours dans le noir et qu’à la limite de notre champ de vision ce profilerait constamment… Le pire ! (Alors le pire, c’est ce que vous voulez : pour certains (certaines) ce sera une côte de boeuf, pour d’autres un politicien, enfin je dis ça…)

    Mais revenons à l’album de Gloomy Grim, 12 titres qui en fait sont ni plus ni moins les mois de l’année. Concept album autobiographique sur la vie “supposée” d’Agathon. Pour avoir écouté les albums précédents, c’est plus « propre » et moins chaotique. Ce qui caractérise ce groupe au delà du coté Black, un peu cracra, c’est la capacité à composer la mélodie qui va bien. Je n’ai jamais été déçu, il y a toujours un aspect a retenir. Oh ça non, ils ne jouent pas les plus vite, ils ne sont pas les meilleurs techniciens, mais sur les mélodies y a pas grand chose à leur reprocher.

    Within The woods donne tout de suite le ton, intro venteuse et neigeuse, puis tout s’accélère. Agathon arrangue, hurle, le morceau accélère, se pose un instant, le synthé donne des touches de folie à ce morceau, puis finalement on repart dans les bois, ou sous les bois devrais-je dire. C’est tout juste si on ne frôle pas des créatures souterraines…

    Why are they screaming at Night, arrive avec sa batterie et sa rythmique martiale, le “lit de violon” (bon c’est du synthé) tombe à point pour vous emmener dans un voyage nocturne sans retour. Ce qui est hyper fort dans ce morceau, c’est le positionnement du synthé . On est quand même dans une approche Black et donc le rythme du morceau est effréné avec des passages mid tempo pour souffler un petit peu. Fin du morceau un peu en Fils du retour de la vengeance…(I’ll be back!)

    Akerspoke, rythmique en béton armé, sérieusement une tuerie, synthé un peu à l’ancienne, la voix toujours présente, un bon hymne métal. Une composition un peu plus classique, mais la aussi ça marche, tout annonce l’effroi à venir. C’est vraiment bien vu. (Oui il fait une invocation à la fin ! Pourquoi pas?)

    Cold Fingers, morceau plus calme au global assez bon et il se démarque parce qu’il y a moins d’effets d’ambiance, si ce n’est dans la fin du morceau…

    So, I Slept & Slept, ça y’est c’est reparti, ambiance a 200%, on arrive dans le bon vieux film d’horreur, la petite touche remember sur le Go away fait bien entendu le lien avec Why are they screaming at Night. Faut dire que la nuit on dort (et on crie aussi mais on sait pas trop pourquoi…)

    Invoking The Flames (Burn, Burn, Burn) arrive faisant la jonction. C’est un rouleau compresseur toujours en mid tempo qui arrive. Accélération de rigueur, cri de harpie survolant l’ensemble, déluge de tonnerre de la batterie. Et derrière la fameuse ritournelle « gloomygrimesque » au synthé. Le refrain est très simple à retenir « Burn burn burn » !!!

    Cellar Dweller est plus classique dans son approche, une intro un peu victorienne, des sons de cloches discrets en fond (la marque de fabrique de Gloomy Grim selon moi), un déroulé relativement basique du morceau. Des synthés violonant montant dans une envolée sinistre, jusqu’à ce que la délivrance arrive dans un passage très mélodique.

    And The Bird Came In, l’intro la plus piquante, OMG ! Des cuivres très connotés ringards sonnent en tout sens, mais en fait ce n’est que pour souligner les lignes de violons assez crédibles et amener la mélodie qui s’apprête à transporter l’auditeur… Beaucoup d’éléments s’intègrent dans ce morceau et c’est là  sa grand force. Vous pourrez l’écouter nombre de fois, avant de trouver l’intégralité des intervenants (vivants ou morts d’ailleurs). Un morceau vraiment intéressant.

    The Bells Toll My Name, un hymne fatidique, qui commence très fort, on part sur du lourd et du très efficace. Les cloches ne font qu’enfoncer le clou. Le film touche à sa fin mais pas encore. C’est un peu comme le retour du méchant , il est à moitié mort, mais il revient pour un dernier coup de Jarnac. Mon morceau favori ou presque (J’adore le break d’au moins deux secondes) avec une outro de folie ! (Plus jamais vous n’ouvrirez vos volets lorsque que quelqu’un y frappe !!)

    Dying Breed le morceau peut être le moins passionnant mais qui reste tout à fait crédible au global.

    Astral Planes I Have Travelled Through morceau plus calme, très prenant ; là encore bon nombre de samples viennent habiter ce titre. Donnant à l’ensemble l’aspect d’une complainte (vitaminée quand même) désespérée.

    The Call s’enchaîne directement sur l’outro de Astral, on est à la fin de l’histoire. La narration se termine. Et les sons se dissolvent dans le néant …

    Au final, un très bon album, vraiment agréable à écouter, où il est très facile de voyager au gré des mélodies et ambiances diverses distillées par Agathon et la bande de Gloomy Grim. Sûrement leur album le plus abouti . Vivement le prochain.

    Au fait, Agathôn, en grec ancien est un prénom masculin qui veut dire bon, bien. (Sont trop forts ces Finlandais !)

 

1 commentaire pour “Gloomy Grim : Under the Spell of the Unlight”

  1. Je n’ai même pas cité les albums précédents, bon c’est un peu tard, mais voila :
    Blood, Monsters, Darkness (CD - 1996 )
    Reborn Through Hate (CD - 1998 )
    Life? (CD - 2000 )
    Written in Blood (CD - 2001 )
    The Grand Hammering (CD - 2004 )
    Tapetum Lucidum (EP - 2007 )
    */*
    Alors en recherchant un peu (pas tant que ça):
    Voici le Facebook: http://www.facebook.com/pages/GLOOMY-GRIM/6870732570
    Le Myspace Music :
    http://www.myspace.com/agathon666

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