Le dernier roman que j’ai lu de Donald Westlake avait un titre prémonitoire : Les Sentiers du désastre. En effet, ce grand auteur de romans policiers est mort d’une crise cardiaque le 31 décembre dernier, à 75 ans.
Donald Westlake est (était ) un de mes auteurs favoris. Entre les romans noirs (Le Couperet, Le Contrat…) et les aventures de Dortmunder, cambrioleur le plus malchanceux des Etats-Unis, il savait manier toute une variété de styles.
Certains de ses livres ont été adaptés au cinéma. On a ainsi vu en France José Garcia incarner l’anti-héros du Couperet, homme au chômage qui élimine tous ses concurents potentiels ; François Cluzet dans Je suis un assassin, adaptation du Contrat…
Les Sentiers du désastre marque donc pour moi la fin d’une époque, je n’attendrai plus fébrilement de nouvelles publications de Westlake, à moins qu’on ressorte traductions inédites et manuscrits de derrière les fagots… J’espère d’ailleurs que Watch Your Back! et What’s So Funny?, non encore traduits en France, le seront prochainement.
Dans Les Sentiers du désastre, nous retrouvons rapidement nos marques : Dortmunder plannifie un cambriolage, il établit une nouvelle fois un programme minutieux et infaillible. Mais évidemment, sa poisse légendaire contrecarre les projets de sa fameuse équipe. Un peu “routinière” et attendue au début, l’intrigue capte vite l’attention du lecteur, qui rit des mésaventures de Dortmunder et des personnages qui croisent sa route (Monroe Hall, infecte homme d’affaires devenu paria, syndicalistes bêtas…).
Bonne route Monsieur Westlake, merci pour le poisson !
j'aime les vieux : terry pratchett est malade | La culture chez Cupcake... 7 septembre 2009 à 19:50:50
[...] pas impunément d’auteurs qui se sont blanchis aux travaux livresques. Ainsi, après le décès de Donald Westlake cet hiver, David Eddings nous a quitté en juin (2 ans après sa femme, avec qui il a écrit ses [...]