Tirée d’une histoire vraie, l’expédition de Sir John Franklin de 1845 à la recherche du passage du Nord-Ouest, Terreur est une longue et pénible traversée dans le désert blanc.
Commandement incompétent, famine, scorbut, mauvaise préparation aux conditions climatiques extrêmes… mutinerie, cannibalisme… monstre qui rôde, incarnation de cette nature dure et hostile… autant dire que les 129 marins ont un manque de bol incroyable. Et moi aussi !
Parce que j’ai adoré Les Cantos d’Hypérion et l’Echiquier du mal, j’ai attaqué Terreur avec entrain… vite refroidie, car la vie dans le Grand Nord n’est pas très palpitante, même avec une chose des glaces qui traîne dans le coin. Les aventures des marins perdus du HMS Erebus et du HMS Terror laissent plutôt de glace, car Dan Simmons confirme le travers déjà perçu dans la suite d’Illium, Olympos : il brode. En concentrant l’action, Terreur aurait pu être un roman captivant, avec une fin qui file vers le fantastique sublime, mais l’intrigue s’étire en longueur et casse l’intérêt du lecteur.
Alors plongez dans les aventures du Terreur à vos risques et périls !
Terreur, Robert Laffont, 2008