Difficile d’éviter cette couverture sombre, avec son intrigant portrait de Wednesday (la fille de la famille Adams) portant un seyant collier de têtes de poupées. Les rayons des librairies regorgent de cette trilogie, Millenium, dont le titre du premier tome m’interpelle : « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ».
J’apprends dans le même temps qu’il s’agit d’un énorme succès, donc je me méfie (en effet, je me suis déjà faite avoir par « Da Vinci Code », qui est un quand même une sacrée nullité, n’ayons pas peur des mots). En plus, par esprit de contradiction, je n’aime pas suivre la mode (c’est pour cela que je n’ai jamais vu « Le Grand bleu » ou « Titanic »).
Ce n’était donc pas gagné pour Millenium… Mais comme j’aime beaucoup les romans noirs et que cette couverture et ce titre m’intriguent beaucoup, j’achète le 1er tome. En plus les polars scandinaves ont la côte dans ma bibliothèque, depuis que j’ai découvert Henning Mankell (« Meurtriers sans visage », « La Lionne blanche »…).
Et là, c’est la bonne surprise ! Stieg Larsson fait surgir des personnages rapidement attachants, avec une personnalité complexe, une intrigue rondement menée et cerise sur le gâteau, Millenium aborde des thèmes, comme le sexisme, rarement traités avec autant de justesse dans un roman à succès.
Je ne vous dévoile pas l’intrigue, je préfère vous laisser le plaisir de découvrir Millenium par vous-même. Vous n’avez qu’à savoir que dans le premier tome, Mikael Blomkvist, un journaliste économique renommé, est engagé pour résoudre une sombre histoire. Il trouve rapidement une alliée en la personne de Lisbeth Salander, une jeune femme pour le moins rebelle (perturbée, marginale, persécutée… à vous de choisir). Je pensais que chaque tome serait consacré à une enquête de ce tandem, mais encore une bonne surprise, les deux tomes suivants (« La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette » et « La Reine dans le palais des courants d’air ») de Millenium creuseront le sombre passé de Lisbeth, sur fonds de complot politique et de lynchage médiatique. Mais j’en ai déjà trop dit, alors, si vous aimez :
- les personnages rebelles,
- les bonnes intrigues qui savent ne pas se perdre dans des méandres si compliqués qu’on doive faire un organigramme pour suivre,
- les émotions fortes,
- les froides contrées de la Suède,
- en mettre plein la tronche aux méchants !
Foncez lire Millenium !
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Stieg Larsson Les hommes qui n’aimaient pas les femmes / Millénium 1 La Reine dans le palais des courants d’air / Millénium 3 Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain |